Dernière mise à jour : 24 juillet 2026
Fondateur de Pourquipourtoi · Publié le 24 juillet 2026
⏱ 14 min de lecture
📑 Sommaire de l’article
  1. Pourquoi la mort d’un grand-parent marque autant un enfant
  2. Annoncer le décès : les mots qui aident, ceux qui perturbent
  3. Adapter l’explication selon l’âge de l’enfant
  4. Les rituels qui aident l’enfant à faire son deuil
  5. Les signes qui doivent alerter un parent
  6. Quels livres choisir pour l’accompagner
  7. Où trouver du soutien
  8. Questions fréquentes

Votre enfant vient de perdre son grand-père ou sa grand-mère, et vous ne savez plus quels mots employer. C’est une des situations les plus douloureuses qu’un parent puisse traverser aux côtés de son enfant : il faut gérer son propre chagrin tout en trouvant l’énergie d’accompagner le sien, sans mode d’emploi ni répétition possible.

Cet article rassemble ce que la psychologie de l’enfant et les associations spécialisées en deuil savent aujourd’hui pour annoncer, expliquer et accompagner, à chaque âge, avec des mots concrets plutôt que des généralités.

Pour beaucoup d’enfants, le décès d’un grand-parent est la première rencontre concrète avec la mort, et Pourquipourtoi observe régulièrement, à travers les questionnaires émotionnels de ses familles, à quel point ce moment marque durablement la relation d’un enfant à la perte.


Pourquoi la mort d’un grand-parent marque autant un enfant

Le grand-parent est souvent, après les parents, la figure d’attachement la plus stable de l’enfant, ce qui rend sa perte particulièrement déstabilisante. Grands-parents et petits-enfants partagent une relation sans les enjeux d’autorité quotidienne des parents : plus de jeu, plus de patience, moins de contraintes. Cette place à part explique pourquoi leur disparition touche un enfant bien plus profondément que ne l’imaginent parfois les adultes.

💡 En bref

Le décès d’un grand-parent représente souvent la première perte qu’un enfant vit dans sa vie, ce qui rend ce moment particulièrement structurant pour la suite de son rapport à la mort. Les grands-parents occupent une place affective à part : moins de contraintes d’autorité, plus de disponibilité et de jeu, ce qui crée un attachement profond et spécifique, parfois plus détendu que celui construit avec les parents au quotidien. Leur disparition bouscule donc l’enfant à un double niveau : il perd une figure de sécurité affective et il découvre en même temps, très concrètement, ce qu’est la mort. Ce moment survient en général alors que les parents traversent eux-mêmes leur propre deuil, ce qui complique l’accompagnement : il faut à la fois gérer sa propre peine et rester disponible pour les questions de l’enfant, souvent sans avoir soi-même les mots préparés à l’avance ni le recul nécessaire.

Une place affective unique

C’est souvent aussi la toute première expérience de la mort dans la vie de l’enfant, avant même qu’il n’ait les mots ou les repères pour la nommer.

Un deuil qui se vit à deux niveaux

Il découvre en même temps le concept de l’irréversible et le chagrin de ses propres parents, qui vivent leur propre deuil au même moment.

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Annoncer le décès : les mots qui aident, ceux qui perturbent

Il vaut mieux employer directement le mot « mort », même s’il paraît rude, plutôt que des formules comme « parti » ou « endormi ». Selon la psychologue spécialisée dans le psychotraumatisme infantile Hélène Romano, un enfant prend ces expressions au pied de la lettre : il peut croire que son grand-parent va revenir, ou développer une peur de s’endormir lui-même.

💡 En bref

Pour annoncer un décès à un enfant, les psychologues spécialisées en deuil infantile recommandent d’employer directement le mot « mort » plutôt que des expressions comme « parti » ou « endormi », qui laissent croire à un retour possible ou installent une confusion durable. Le moment doit être choisi avec soin : un endroit calme, sans écrans ni téléphones, à un instant où l’enfant n’est ni fatigué ni déjà contrarié par autre chose. Il est utile de préparer à l’avance qui annoncera la nouvelle et les mots que l’on va employer, plutôt que d’improviser sous l’émotion du moment. Montrer sa propre tristesse devant l’enfant, sans se cacher pour pleurer, l’aide à comprendre que le chagrin est une réaction normale et qu’il n’en est en rien responsable. Ce qui déstabilise le plus un enfant, ce n’est pas de voir un parent pleurer, mais le silence total autour de ce qui vient de se passer dans la famille.

Choisir le bon moment

La psychologue Elena Sanz Martín recommande un endroit calme, sans écrans ni distractions, à un moment où l’enfant n’est ni fatigué ni déjà contrarié.

Montrer sa propre tristesse

Nommer sa propre tristesse devant l’enfant, sans se cacher pour pleurer, l’aide à comprendre que le chagrin est normal et qu’il n’en est pas responsable.

Parent assis au niveau des yeux de son enfant dans un salon calme, en pleine conversation

Adapter l’explication selon l’âge de l’enfant

Un enfant de 2 ans, de 6 ans et de 10 ans n’ont ni les mêmes questions, ni la même compréhension de la mort. Avant 9-10 ans, un enfant peut croire que la mort est réversible ou qu’elle se transmet comme une maladie : il faut alors expliquer clairement qu’elle touche tout le monde et qu’elle est définitive.

💡 En bref

L’âge de l’enfant change entièrement la façon d’expliquer la mort d’un grand-parent. Avant 3 ans, l’enfant ne saisit pas encore la notion de permanence : il perçoit surtout l’absence et le changement d’ambiance dans la famille, sans besoin de longues explications. Entre 3 et 6 ans, la pensée dite « magique » domine : l’enfant peut croire que la mort est temporaire ou même causée par ses propres pensées, ce qui demande des mots très clairs et sans métaphore. Entre 6 et 9 ans, il comprend mieux l’irréversibilité mais pense parfois encore que la mort touche seulement les autres. À partir de 9-10 ans, sa compréhension se rapproche de celle d’un adulte : universalité, irréversibilité et causalité biologique sont acquises, et il devient possible de laisser plus de place à ses questions existentielles, sans jamais les minimiser ni les esquiver.

ÂgeCe que l’enfant comprendComment adapter les mots
0-3 ansNe saisit pas la notion de permanence ; perçoit surtout l’absence et le changement d’ambiance familiale.Rester disponible, garder les repères quotidiens, nommer la tristesse simplement sans détailler.
3-6 ansPensée « magique » : peut croire que la mort est temporaire ou causée par ses propres pensées.Dire clairement « il/elle est mort(e), son cœur s’est arrêté », éviter les métaphores ambiguës.
6-9 ansComprend mieux l’irréversibilité mais peut encore penser que la mort touche seulement les autres.Expliquer que la mort arrive à tout le monde un jour, répondre franchement aux questions répétées.
9 ans et +Compréhension proche de celle d’un adulte : universalité, irréversibilité, causalité biologique.Laisser plus de place à l’expression des émotions et aux questions existentielles, sans les minimiser.

Quel que soit l’âge, la même question revient souvent, des mois après les faits : mieux vaut y répondre à nouveau sans s’agacer, c’est ainsi que l’enfant intègre peu à peu une réalité trop grande pour lui.


Les rituels qui aident l’enfant à faire son deuil

Participer aux rituels d’adieu aide généralement l’enfant à mieux vivre la perte plutôt qu’à l’en protéger. Assister aux obsèques, à condition d’y être préparé, permet à l’enfant de ressentir le soutien collectif de la famille et de donner une forme concrète à un événement qu’il perçoit de toute façon, même sans y assister.

💡 En bref

Les rituels d’adieu, loin de traumatiser l’enfant, l’aident généralement à mieux traverser le deuil plutôt qu’à s’en protéger. Participer aux obsèques, en étant préparé à l’avance à ce qu’il va voir et entendre, lui permet de ressentir le soutien de la famille plutôt que d’être écarté d’un événement qu’il perçoit de toute façon, même à distance. Visiter le cimetière donne une forme concrète au souvenir plutôt qu’un vide sans repère où se recueillir. À la maison, des rituels plus simples fonctionnent tout aussi bien : constituer un album de photos partagées avec le grand-parent, écrire une lettre d’adieu ensemble, ou consacrer un moment régulier à évoquer des souvenirs communs et des anecdotes. L’essentiel est de continuer à nommer et à évoquer la personne décédée dans les semaines et les mois qui suivent, plutôt que d’éviter le sujet par crainte de raviver la peine de l’enfant.

Enfant tenant un album photo de famille avec des photos de ses grands-parents

Garder le souvenir bien vivant

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Les signes qui doivent alerter un parent

Ce qui doit inquiéter un parent, ce n’est pas l’absence de larmes, mais un changement de comportement qui s’installe dans la durée. Un enfant qui devient soudainement très renfermé, qui ne dort plus ou dort sans cesse, ou dont les résultats scolaires chutent brutalement plusieurs semaines après le décès mérite une attention particulière.

💡 En bref

Ce qui doit alerter un parent, ce n’est pas l’absence de larmes juste après le décès, mais un changement de comportement qui s’installe et persiste dans la durée : repli soudain, troubles du sommeil, chute brutale des résultats scolaires ou agressivité inhabituelle plusieurs semaines après la perte. La recherche distingue désormais le deuil ordinaire, qui évolue naturellement par vagues, du deuil compliqué : le trouble du deuil prolongé est aujourd’hui reconnu comme une entité clinique à part entière dans les classifications internationales CIM-11 et DSM-5, y compris chez l’enfant et l’adolescent. Le processus de deuil d’un enfant n’est pas linéaire : il peut sembler résolu puis se rejouer des années plus tard, à l’occasion d’un anniversaire ou d’un événement de vie qui fait écho à la perte initiale. Dans ce cas, un accompagnement professionnel spécialisé, via un psychologue ou une association dédiée, est recommandé.

La psychologue et professeure Marie-Frédérique Bacqué, présidente du Centre international d’études sur la mort, souligne que le deuil d’un enfant se rejoue souvent par étapes, parfois réactivé des années plus tard.

Ce qui est normal dans le deuilCe qui doit alerter un parent
Absence de larmes ou de réaction visible juste après l’annonce.Un repli soudain qui s’installe et dure plusieurs semaines.
Alterner des moments de jeu insouciant et des moments de tristesse.Des troubles du sommeil qui ne s’atténuent pas avec le temps.
Reposer plusieurs fois la même question sur la mort du grand-parent.Une chute brutale et prolongée des résultats scolaires.
Un chagrin qui ressurgit des mois, voire des années plus tard.Une agressivité inhabituelle qui s’installe dans la durée.

💡 À surveiller dans la durée : un enfant peut sembler aller bien pendant des semaines, puis effondrer son chagrin bien plus tard, parfois à l’âge adulte. Ce n’est pas un échec de l’accompagnement, mais la façon normale dont un deuil d’enfance peut se rejouer à différentes étapes de la vie.


Quels livres choisir pour accompagner un enfant en deuil

La plupart des livres jeunesse sur le deuil racontent l’histoire d’un enfant imaginaire face à une perte générique, ce qui aide sans toujours permettre à l’enfant de s’y reconnaître pleinement. Des classiques comme « Grand-père est mort » de la collection Max et Lili ou « Et après… » de Malika Doray restent de très bons points d’entrée pour ouvrir la discussion, avec des mots simples et justes.

💡 En bref

Les livres jeunesse classiques sur le deuil, comme « Grand-père est mort » (Max et Lili) ou « Et après… » de Malika Doray, restent d’excellents points d’entrée pour ouvrir la conversation avec des mots simples et justes, déjà éprouvés auprès de nombreuses familles. Leur limite : ils racontent une perte générique, vécue par un personnage imaginaire, ce qui aide sans toujours permettre à l’enfant de s’y reconnaître pleinement dans sa relation propre avec son grand-parent à lui. Une histoire personnalisée, construite à partir des souvenirs réels partagés entre l’enfant et la personne décédée, peut compléter utilement ces lectures génériques en donnant à l’enfant un récit qui lui ressemble vraiment, plutôt qu’un récit pensé pour tous les enfants à la fois de la même façon. L’objectif n’est pas de remplacer l’accompagnement humain, mais de lui donner un support supplémentaire pour mettre des mots sur ce qu’il ressent au fond de lui.

Mais un enfant qui vient de perdre son grand-père ou sa grand-mère, avec ses propres souvenirs, ses propres surnoms, ses propres moments partagés, ne se retrouve pas toujours dans une histoire pensée pour tous les enfants à la fois.

Enfant lisant seul un livre illustré, assis sur son lit dans une chambre calme

L’angle Pourquipourtoi : c’est précisément là que nous avons construit notre livre différemment. Plutôt qu’un texte identique pour chaque lecteur, nous générons une histoire 100% unique à partir du profil émotionnel réel de votre enfant, de sa relation particulière avec son grand-parent, et des souvenirs que vous choisissez d’y inclure. Ce n’est pas un livre sur le deuil en général : c’est un miroir fidèle de ce que votre enfant a vraiment vécu avec cette personne.

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Où trouver du soutien

Plusieurs associations françaises reconnues accompagnent gratuitement les familles et les enfants en deuil, au-delà du cercle familial. Empreintes, reconnue d’intérêt général depuis 1995, et JALMALV, reconnue d’utilité publique depuis 1993, proposent toutes deux une écoute gratuite et des groupes de parole pensés pour les enfants.

💡 En bref

Plusieurs associations françaises reconnues accompagnent gratuitement les familles endeuillées, y compris les enfants. Empreintes, association d’intérêt général fondée en 1995, propose une ligne d’écoute gratuite ainsi que des entretiens individuels et familiaux, et forme aussi les professionnels au deuil. JALMALV, reconnue d’utilité publique depuis 1993, réunit 75 associations locales à travers la France pour accompagner les personnes en fin de vie et les personnes endeuillées, dans des permanences locales ou par téléphone. Dialogue et Solidarité, fondée en 2004 par l’OCIRP, accompagne plus spécifiquement les situations de veuvage. Ces structures proposent souvent des groupes de parole pensés spécifiquement pour les enfants, où ils peuvent évoquer leur perte avec d’autres enfants qui vivent une situation comparable, sans avoir à ménager en permanence le chagrin de leurs propres parents à la maison.


Questions fréquentes

Faut-il emmener un enfant aux obsèques de son grand-parent ?

Oui, dans la grande majorité des cas, à condition de le préparer à ce qu’il va voir et entendre, et de ne jamais l’y forcer. Participer aux rituels d’adieu aide l’enfant à sentir qu’il fait partie de la famille dans ce moment, plutôt que d’être mis à l’écart d’un événement qu’il perçoit de toute façon.

Faut-il dire à un enfant que son grand-parent est « parti » plutôt que « mort » ?

Non, mieux vaut employer le mot mort, même s’il paraît dur. Les enfants prennent les expressions au pied de la lettre : « parti » ou « endormi » peut leur faire croire à un retour possible, ou à la peur de s’endormir eux-mêmes. Le mot juste, dit avec douceur, évite bien plus de confusion qu’il n’en crée.

À partir de quel âge un enfant comprend-il la mort ?

La compréhension se construit progressivement jusque vers 9-10 ans. Avant cet âge, un enfant peut croire que la mort est réversible ou qu’elle se transmet comme une maladie. Cela ne veut pas dire qu’il faut attendre cet âge pour lui en parler : l’explication doit simplement s’adapter à ce qu’il est capable de comprendre à chaque étape.

Mon enfant ne montre aucune émotion après le décès, est-ce normal ?

Oui, c’est fréquent et ce n’est pas un signe d’indifférence. Un enfant alterne des moments de jeu apparemment insouciant et des moments où le chagrin ressurgit, parfois des semaines ou des mois plus tard. Ce qui doit alerter, ce n’est pas l’absence de larmes immédiate, mais un changement de comportement qui s’installe dans la durée.

Comment garder le souvenir d’un grand-parent avec un enfant ?

Un album photo, une lettre d’adieu écrite ensemble, un objet transmis ou une histoire qui rassemble leurs souvenirs communs aident l’enfant à transformer l’absence en présence intérieure. L’essentiel est de continuer à nommer et à évoquer la personne décédée, plutôt que d’éviter le sujet par crainte de raviver la peine.


Points clés à retenir

  • 1La mort d’un grand-parent est souvent la première perte qu’un enfant traverse : ce moment marque durablement sa façon de comprendre la mort.
  • 2Employez le mot « mort » plutôt que des expressions floues comme « parti » ou « endormi », qui créent plus de confusion qu’elles n’en évitent.
  • 3Adaptez vos mots à l’âge de l’enfant : avant 9-10 ans, il peut croire la mort réversible ou contagieuse.
  • 4Laissez l’enfant participer aux rituels d’adieu s’il le souhaite : cela l’aide à se sentir intégré plutôt qu’écarté.
  • 5Un changement de comportement qui dure dans le temps doit alerter davantage que l’absence de larmes immédiate.
  • 6Les associations comme Empreintes ou JALMALV proposent un accompagnement gratuit, y compris pour les enfants.

Rester disponible, avant tout

Il n’existe pas de bonne façon unique d’accompagner un enfant dans ce deuil, seulement des mots plus justes que d’autres, et beaucoup de patience face à des questions qui reviendront encore et encore.

Ce qui compte le plus, c’est de rester disponible, honnête, et de continuer à faire vivre le souvenir plutôt que de l’enfermer dans le silence. C’est exactement l’objectif que Pourquipourtoi s’est fixé avec chaque histoire personnalisée : donner à l’enfant un support qui l’aide à garder ce souvenir bien vivant.

Une histoire personnalisée, 100% unique, construite à partir de ce que votre enfant a vraiment vécu.

Nicolas Etienne

Fondateur de Pourquipourtoi

Fondateur de Pourquipourtoi à Pibrac. J’observe quotidiennement les profils émotionnels d’enfants à travers nos questionnaires parents et croise cette observation terrain avec la recherche en bibliothérapie pour créer des livres qui touchent vraiment.

Sources et références :
Hélène Romano — « Comment expliquer la mort aux enfants ? ». inmemori, 2026.
Elena Sanz Martín — « Comment expliquer la mort d’un grand-parent à votre enfant ». Être parents, 2022.
Marie-Frédérique Bacqué — « Les conséquences du deuil sur les enfants et les adolescents ». Plateforme nationale pour la recherche sur la fin de vie.
Empreintes — association d’accompagnement du deuil.
JALMALV — association d’accompagnement du deuil.
Dialogue et Solidarité — association d’accompagnement du veuvage, fondée par l’OCIRP.